Plume d'Apolline

Quelques mots, quelques photos, quelques idées qui passaient par là

25 février 2014

Re-vivre

 

Calques jaunis,

rêves scellés.

 

Reste l'enfance,

             meurtrie.

 

Volonté,

altérée.

Combativité, 

en zone d'oubli.

 

Rassembler

les os,

                 d'une vie

pour donner corps,

            à une envie.

 

Redonner vie

aux rêves clos.

Posté par LeCroisic à 21:47 - Poésie - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Commentaires

    ????

    je ne sais pas quoi dire il faut que tu m'expliques s'il te plaît

    Posté par zabou6231, 26 février 2014 à 18:22
  • Le point de départ d'une réflexion sur ce poème repose peut-être sur la double allégorie ("les os, / d'une vie", "donner corps, / à une envie") qui signale la nécessité d'une nouvelle étreinte, l'étreinte vitale d'un temps nouveau. Cette impression première est confirmée par les verbes réduplicatifs ("Re-vivre", "rassembler", "Redonner"). Cependant, il faudrait, pour atteindre ce but, réconcilier, restructurer les étapes du cheminement personnel. Fracturé entre passé douloureux ("l'enfance, / meurtrie") et perspectives bâchées ("rêves scellés" qui ouvrent le poème et "rêves clos" qui le ferment), le présent ne parvient pas à trouver de ligne d'articulation suffisamment forte ("Volonté, altérée") pour se propulser véritablement vers l'avant ("Combativité, / en zone d'oubli"). Ce qui marque particulièrement la lecture, c'est cette inversion du sujet, de ce "Reste" qui pèse de tout son lest sur le passé. Ce sont, aussi, ces "Calques jaunis" qui laissent à entendre que ce qui a servi de patron, de modèle, s'est montré impuissant à dessiner des courbes, des lignes d'horizon, des routes giboyeuses. Bien au contraire, c'est l'image d'une stérilité, d'un enfermement mortifère, qui se dresse devant le lecteur. Les blancs se présentent comme autant de zones de pointillés, les virgules comme autant d'espaces de fracture, de séparation.

    Posté par jfmoods, 26 février 2014 à 21:03

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