21/06/2009 NAISSANCE DU BLOG ''PLUME D'APOLLINE'' – jour du solstice d'été !
Avec Marquise de Sade dans le rôle de la Sage Femme et peut-être même en porteur de gamète !
Je suis une plume légère mais alourdie par les pierres des vies et des logis de mes ancêtres.
Je suis une plume au vent qui se détourne souvent de son courant-porteur – genre plume un peu 'lièvre de La Fontaine' qui baguenaude et respire les mauvaises herbes et les fleurs des champs....
Plume fragile et résistante, loin, très loin de la plume Sergent major de mon enfance ; je suis plume à écrire, mais surtout plume à dire, plume à rire, plume à plaire, plume, plume, plume au vent !
Je serai plume solaire et solitaire qui se transmettra secrètement !
LeCroisic
18 janvier 2012
Pierre précieuse
07 septembre 2011
La maison de l'Ogre
Les déportés
23 juillet 2011
Mes coquelicots
20 février 2011
Re-naissance
Accepter et sceller les rêves
calques de la vie,
d'une mère.
Volonté altérée,
combativité
en zone d'oubli.
Mes rêves sont morts
reste l'enfance meurtrie.
Rassembler les os d'une vie
pour donner corps
à une envie.
Redonner vie
aux rêves clos
et les offrir en partage
à une enfant...
02 octobre 2010
Le passé rayé
01 octobre 2010
Un soir
La bise s'essouffle à perte d'espoir
et fermant les poings des blancs néfliers
elle fait pleurer sa mandore noire
dans les bras de l'arbre... et le fait pleurer
à perte d'espoir.
Ce chant semble-t-il vient de chez les morts
tant il est navrant et mélancolique
l'air qui vient plaquer ses rauques accords
sur l'arbre perclus... et dont la musique
vient de chez les morts.
Le soir alourdi d'une larme veuve
cherche le recours des yeux de la nuit
le vent se souvient et l'arbre s'abreuve
au sanglot du soir... qui suspend le fruit
d'une larme veuve.
10 septembre 2010
Drôle d'endroit pour lire Nouvelliennes !
09 septembre 2010
Article de la Charente Libre du 04/09/2010
JANINE MARTIN-SACRISTE, 56 ANS, ET FLORENT POUSSARD, 19 ANS. DEUX GÉNÉRATIONS MAIS UNE MÊME PASSION PRÉCOCE POUR LA LECTURE ET L'ÉCRITURE. PHOTO MAJID BOUZZIT DEUX COGNAÇAIS DU WEB AU PAPIER
Ils sont disciples du site Vosecrits.com.. Janine Martin-Sacriste et Florent Poussard viennent d'être publiés dans «Nouvelliennes».. Le premier recueil des Véliens. Rencontre.
04.09.2010
Céline AUCHER | c.aucher@charentelibre.fr

Ils ne s'étaient jamais vus. Juste lus. Comme des gens qui partagent un goût commun pour la lecture et l'écriture... mais habitent à deux pas l'un de l'autre. Les Cognaçais Janine Martin-Sacriste et Florent Poussard sont de drôles d'oiseaux. Des Véliens, habitants de la planète Vosecrits.com, atelier d'écriture en ligne qui publie de la littérature de fiction ou d'auto-fiction. Des Véliens + pourrait-on dire. Car Janine Martin-Sacriste, 56 ans, et Florent Poussard, 19 ans, font partie des 13 auteurs publiés dans le premier opus de la collection Printernet, «Nouvelliennes» (1).
«C'est un Vélien [Patrick Camu, NDLR] qui a proposé à deux ou trois auteurs de les publier à ses frais. Chacun a ensuite coopté d'autres auteurs», explique Florent Poussard, qui entre en licence d'aménagement du territoire à Bordeaux. Au milieu d'écrivains en herbe venant d'Ile de France, de Bretagne, de Belgique, de Suisse ou des Antilles, les deux Cognaçais ont l'air de faire du copinage. Pas du tout. «On a été coopté par d'autres», lancent les deux compagnons d'écriture.
C'est la libraire Jeanne Masson, figure locale décédée depuis, qui les a réunis malgré elle. Celle que mentionne Janine dans un de ses textes. «C'est quelqu'un qui a énormément compté dans ma vie. Enfant, je passais des heures à lire dans son escalier, il arrivait qu'elle me prête des livres que je ne pouvais pas acheter.»
Entre Janine et Florent, il y a une passion commune précoce. «J'ai appris à lire à 3 ans, avoue la première, salariée d'une société de transit maritime. C'est ma grande soeur, de 17 ans mon aînée, qui m'a appris. Voir des adultes plongés dans des livres, je trouvais ça fascinant.» Florent, lui a commencé à 5 ans, avant d'entrer en CP. A 11 ans, elle lisait Pouchkine et Nabokov à côté du Club des cinq. Lui commençait à se passionner pour le théâtre, entrait au conservatoire de Cognac, se mettait à Beckett, Ionesco ou Jean Genêt. En 2009, il a décroché le premier prix du concours de nouvelles de la Société des auteurs de Poitou-Charentes, dans la catégorie étudiant.
L'écriture ? «C'est terrible. Comme un bouton qu'on ne peut pas empêcher de pousser», lance Janine. Aussi terrible que ses nouvelles tournées vers l'intime, la famille et ses secrets qui abîment les âmes. «Je ne sais pas écrire drôle», dit l'auteure d'«Un deuil en province» dont le premier post sur internet parlait de viol et d'inceste.
Elle avait l'écriture silencieuse, celle que l'on garde pour soi, jusqu'à l'arrivée de l'ordinateur. «Je me suis acheté un portable. Tout à coup, j'ai pu être lue et être critiquée. ça a été un vrai choc !» Le cap du pseudo, Florent l'a franchi l'été dernier après une rencontre en vrai avec quelques Véliens. «Sur Vosecrits.com, on trouve des lecteurs aux avis constructifs. On peut se confronter au regard des autres et lire des choses intéressanes», souligne le garçon, qui poste nouvelles et saynètes théâtrales.
Un fan des contes d'Andersen. Pour «Nouvelliennes», il a concocté un conte en forme de Lego «A l'attention des jeunes parents» et les deux pages d'«Amélie-Mélo, Dis», le jet d'une nuit. «Je me suis déjà levé à 3h du matin pour écrire, dit Florent. En cours, j'ai souvent deux feuilles, une où je note ce que dit le prof, l'autre où je note mes idées.»
L'écriture comme un besoin. Celui qui fait écrire dans le noir. «J'ai déjà eu du mal à me relire le lendemain, confie Janine, qui conserve plein de carnets de ses rêves. Il me faut toujours un cahier sur moi, c'est vital.» Si ça se trouve, à cette heure-ci, une phrase a surgi.
(1) Editions Conselia. Disponible à la librairie
Le Classique à Cognac, 12 €.
















